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Soliman Tours
Désert propre...
Pour que le Sahara ne soit pas la poubelle de demain!
Sol souillé par les bivouacs trop rapprochés, constellé de mégots de cigarettes, de tessons de bouteilles, de boîtes de conserve, et de papier toilette non brûlé, accroché aux rochers et aux touffes d'herbes. Est-ce cela le désert dont nous rêvons? C'est pourtant ce qu'il sera demain : une poubelle géante, si l'on se contente de constater.
La faute à qui? à la "chartérisation" du désert, aux néophites peu ou mal informés des règles de comportement minimales à tenir en milieu fragile, à un encadrement déficient? Oui sans doute, mais pas seulement. Nous sommes tous responsables. Responsables d'agir, chacun à notre petit niveau, pour que le Sahara reste pur et beau...
Agir c'est à dire...
- Brûler ses déchets, entièrement! Les lingettes de toilettes et les sachets de thé humides ne brûlent pas lorsqu'ils sont jetés dans un feu moribond avant le départ; une fois secs ils s'envoleront au premier coup de vent!
Les sahets de nourriture lyophilisée ou déshydratée laissent toujours une pellicule de métallique dans le foyer éteint
Bref, ce qui ne brûle pas entièrement doit être ramené dans un sac poubelle.
- Les boîtes de conserve n'ont pas leur place sous les cailloux! Utilisez plutôt ces derniers pour broyer les boîtes, elles occuperont moins de places dans le sac poubelle.
- Prévoyez un briquet ou des allumettes pour brûler votre papier toilette. Et sur la question (taboue?) des déchets humains voilà plusieurs techniques :
Extrait de Trek Magazine n° 25
S'il est un chapitre largement passé sous silence (et pour cause...) dans quasiment toutes les discussions sur le désert propre, c'est bien celui de nos petits cacas dans les dunes. Il est bien plus facile de s'imaginer ramasser un papier gras ou une boîte de conserve vide que d'imaginer... s'intéresser à ce chapitre. Les agences refusent aujourd'hui, assez catégoriquement, d'intégre ce facteur dans leurs discussions: c'est trop compliqué. Trek magazine s'en voudrait de passer sur ce point crucial, désagréable, mais génériquement dénoncé dans les zones fréquentées. Alons-y franchement: voici ce qui "techniquement" existe aujourd'hui...
Remarque1: l'environnement saharien est extrêmement défavorable à la résorption "naturelle" des fèces. Aucune activité bactériologique dans les sables, ni sur les rochers, sécheresse extrême de l'air: les jolis petits cacas de chameaux sont là pour témoigner: ils peuvent durer des années et des années...
Remarque2: de ce fait , tous les systèmes (latrines communes,
trous dans le sable...) admis comme "bonnes solutions" collectives ou individuelles actuellement sont inéfficace dans la durée, notament si le site est fréquenté régulièrement par plusieurs groupes. Au mieux, ce même sable peut les dissimuler pendant un certain temps...suivant la bonne volonté des vents. Concrètement, il n'existe que deux moyens de régler ce problème:
- des "techniques individuelles" valables pour les tous petits groupes sur des zones très peu fréquentées... Cela existe! La technique du smearing (littéralement "l'étalage") décrite par K. Meyer* est aussi radicale que totalement adaptée aux environnements désertiques. Choississez un endroit qui reçoive toute la journée la lumière solaire. Votre spatule sera un caillou. D'abord vous chiez sur le rocher, puis vous étalez le tout sur la surface qui est la mieux orientée face au soleil. Etalez aussi finement que possible. Le cailloux-spatule est laissé sur place (...) les rayons solaires vont cuire les germes et déshydrater sa matière jusqu'à ce que les derniers flocons racornis s'envolent dans le vent!
- les techniques collectives. En matière de "remportez tout", la solution des toilettes portables (un simple bidon parfois, même s'il existe des techniques plus "perfectionnées"...) est la seule autre piste cohérente dans le long terme. Pour le coup, la sécheresse de l'air est plutôt une alliée. Dernier élément, "bonne nouvelle" pour la fin: uriner dans les zones désertiques, notamment dans le sable, ne pose aucune question d'ordre environnemental. Ouf...

L'espérance de vie de nos déchets!
- Boîte de conserve : 80 à 100 ans
- Bouteille en verre : plusieurs millions d'années
- Canette aluminium : 200 à 400 ans
- Mégot de cigarette : 3 à 5 ans
- boîte de pellicule photo : 20 à 30 ans
Un petit effort...
Pleins de "ne pas" penseront certains! Oui, mais n'est-ce pas le prix à payer pour un désert pur et beau comme on l'imagine? Voyageurs indépendants ou non, ne pouvons-nous pas tous faire un petit effort?
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